Le temps s'est arrêté pour moi à Rishikesh, Laxman Jhula. Je ne sais pas comment je me suis retrouvé bloqué ici, mais il y a quelque chose de particulier dans cet endroit qui retient les gens de passage. Quand je suis arrivé ici il y a presque un mois, je ne comprenais pas pourquoi une majorité de voyageurs y restaient collés pendant des semaines (voire des mois). J'y voyais surtout un endroit parfait pour y reposer ma cheville. En fait, ça arrive assez souvent ici, de voir des transiteurs pressés finalement poser leurs valises à long terme dans une des nombreuses guesthouses ou hôtels du coin.
Il m'est aussi arrivé une sacré expérience. J'ai accompagné pendant quelques jours une amie dans un hôpital à la suite d'une méchante crise d'épilepsie. Elle est restée inconsciente une bonne demi-journée, et j'ai essayé de veiller sur elle tout en réglant quelques détails de paperasserie : je me suis souvent heurté de fait au mur de l'administration indienne, un mélange d'incompétence et d'inefficacité, un capharnaüm sans queue ni tête. On est aussi bien loin des standards d'hygiène européens, même si l'on m'a assuré que cet établissement était plutôt un bon élève en la matière. Par contre, j'ai apprécié la sympathie et le sérieux du personnel médical. Un modèle d'humanité et de compréhension. Encore une fois en Inde, le pire et le meilleur se côtoient quotidiennement.
A l'heure actuelle, je suis encore à Rishikesh. Je ne sais pas encore pour combien de temps. Une fois en bonne santé j'aimerai m'en échapper. Pour le moment, je savoure le farniente, fais de belles rencontres et réfléchis à différentes options géographiques possibles pour la suite de mon voyage. Affaire à suivre ...
2 commentaires
Salut Seb, On s'est croisé à Rishikesh ce weekend, pas facile de retrouver ton blog mais j'ai réussi ! Beaux articles, j'ai hâte de connaître la suite de ton périble...!
hey Stan, passe le bonjour à Vivien de ma part. Au plaisir de te rencontrer de nouveau !
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